Blog de la Ferme pédagogique de Koad Ar Kelt


Trois nouvelles majeures nous accompagnent avec la nouvelle année et d'ailleurs encore joyeuses nouvelle année 2019 à tous !
Première nouvelle : Lounar nous a quitté car il a trouvé l'amour sur les ronds points lors du mouvement des gilets jaunes dans le 44. Nous sommes extrêmements heureux et ravis pour lui. Il a donc rejoint sa douce en Loire Atlantique et leurs projets se mêlent dans une direction sensiblement similaire aux nôtres.
La seconde nouvelle, c'est que Ragnar a également été conquis par une brillante et belle demoiselle au coeur tendre, une valkyrie ! Ainsi Khali rejoint joyeusement la tribu ! Un bain d'amour pour cette nouvelle année ! Si vous ne savez pas où sont tournés les feux de l'amour, ils sont sur les ronds-points des gilets jaunes !
La troisième et dernière nouvelle, et non des moindres...
Nous quittons le bois en quête d'un nouveau lieu où déplacer et installer la ferme définitivement. Les démarches administratives n'abouttiront pas sur cette commune. Il est nécessaire de modifier le zonage de la parcelle et cela n'est finalement pas possible.
Pour cela nous allons relancer un appel au peuple via un financenent participatif pour recueillir une somme et acheter un terrain. Nous sommes actuellement en recherche active alors n'hésitez pas à nous contacter si vous avez une idée ! A tout bientôt par Odin !


Notre dernière petite construction est ce petit hangar, prévu initialement sur toute la longueure du haut de la parcelle pour l'abri à bois, l'atelier, le stockage (bois, paille, tuiles, vitres,...), les machines (hache-paille et meuleuse) et un espace de repos. Nous avons réalisé l'espace de repos avec la meuleuse et réorganisé tout le stockage des matériaux de la ferme à cet endroit. Bien-sûr le hangar mériterait un bardage, un enduit sur ce dernier et de la brande de bruyère sur sa toiture pour uniformiser avec le reste de la ferme.


Le potager hivernal redevient encore plus sauvage et certes moins touffu mais comme le reste de la végétation me direz-vous. Notre gardienne également "alarme" s'affaire à son activité préférée : la sieste à durée indéterminée. Merci pour ton chaudron Fredo il nous fait un bon brasero, nous en avons fait le test pour le jour de l'an : une vraie réussite !


Le poulailler s'est vu agrémenté d'une nouvelle structure pour abriter les galinacés. Nos poulettes pondent vraiment bien et maintenant que l'hiver est là et que nous ne cultivons pas grand chose dans le potager, nous leur laissons l'enclos ouvert pendant la journée. C'est carnaval ! On pond dans la réserve de sciure des toilettes sèches, sous l'abri à bois, par-ci, par-là... En tout cas pour nous c'est un bon signe elles ont l'air heureuse, nous faisons tout pour, et nous pouvons dire que nous ne lésinons pas sur la nourriture : des graines, du pain, du compost ! Le coq est devenu majestueux et s'est extrêmement bien développé : la crête, son poitrail massif donc son volume et les longues plumes de sa queue et il faut dire que monsieur n'est pas très tendre avec ses dames... Malheureusement il n'y a pas eu que des bons moments pour cesdemoiselles. Une poule à attrappé un gros corysa que nous avons d'abord tenté de soigner chez le vétérinaire diminuant d'abord la plaie et le volume de sa tête. Puis voyant qu'elle souffrait et que la blessure s'aggravait de nouveau, nous avons pris la décision d'abréger ses souffrances. Elle a bénéficié d'un rituel musical pour accompagner son âme et d'une sépulture à côté de sa copine... Ma chère Lila je sais que tu es bien là où tu es partie. Elle ne s'est presque pas débattue, elle a fermé les yeux et s'est apaisée pendant que nous la rassurions et que nous lui parlions, acceptant son issue sur ce plan.
Svarta s'est faite attaquée par Pompon une petite bouldogue qui lui a arraché un morceau de chaire que j'ai soignée avec une bonne platrée d'argile. Elle guérie tranquillement, recouvre bien ses forces et a pu être réintroduite avec ses congénères. C'est dangereux la vie d'une poule dans la forêt des Kelts !


Le bardage du skali (la cuisine commune d'été) a été réalisé et les feuilles mortes de l'automne ont habillés la brande de bruyère de sa toiture, l'intégrant parfaitement au paysage forestier. Bien sûr, il n'est pas terminé, il manque l'enduit terre sur le bardage bois ainsi que le goudron de Norvège pour habiller les cadres blancs des fenêtres.


Voici une partie de l'intérieur de la base de vie de l'atelier de spiruline, qui a été aménagée. La cuisinière à bois, alliée fidèle de l'homme des bois lors des nuits d'hiver, est particulièrement appréciée. J'ai installé un "T" pour y faire le feu et préchauffer le conduit et avoir du tirage. Ainsi je n'ai pas de problème de fumée lors de l'allumage de la cuisinière, ou très peu, à cause des écarts de température entre le foyer et le conduit. La pompe à eau et la citerne ne sont pas installées pour l'alimentation en eau comme l'est la petite cabane. L'eau purifiée de la Berkey est prélevée pour la boisson et chauffée dans la lessiveuse sur la cuisinière pour la douche. Nous sommes équipés d'un système étatsuniens "Rinsekit". Super efficace ! C'est un petit ballon en polyétylène de 11 L que l'on remplit d'eau chaude, il ne reste plus qu'à pomper et vous avez une eau sous pression ! Cela rend les douches très économiques et agréables !


Avec cette fin d'année, l'hiver s'est inéluctablement installé, tout tranquillement et la rivière a vu son niveau remonter. Néanmoins il est beaucoup plus confortable que l'année dernière c'est certain ! Et pour preuve l'atelier de la spiruline, trois en un, a vu sa construction nettement avancée. La partie base de vie-burau-tests est presque terminée, la seconde partie : la cave permettant le pressage et le séchage également, il ne manque que la troisième partie, la serre sur la façade Sud qui n'a pas été construite.

12. Octobre 2018 à Janvier 2019


L'été a ainsi pris fin depuis six jours lorsque j'écris ces lignes. Il fut infiniment chaud, fort agréable pour les amateurs de chaleur dont je fais partie, mais les végétaux réclament l'eau qui leur est vitale ! Même la rivière, sanctuaire de douche et de baignade voit son niveau bien bas... Allez, cela ne nous empêche pas de profiter de bons moments de rigolade et d'une décrasserie parfois fort nécessaire !


Lorsque je suis rentré à la ferme, une louve à l’oreille pointue m’attendait guitare à la main, presque dans l’obscurité…


A la mi-septembre, je me suis rendu à Tourbes, vers Montpellier, à la ferme expérimentale de Gilles Planchon, m’inspirant de ses travaux sur la culture, ses recherches actives et poussées sur la spiruline. Il organise depuis 8 ans, la spiruchonade, un petit festival fort sympathique pour les cultivateurs de spiruline et les amoureux de la spiruline en général. Une fabuleuse rencontre, enfin ! Un grand merci à Gilles, qui m’a permis de voir succinctement ses travaux, faute du temps qui m’était imparti mais je reviendrai ! Merci à Antoine, Algo Manne et son voisin spirulinier, pour ces superbes rencontres et ces échanges, on vous attend tous à la ferme !


C’est l’époque des pommes et des châtaignes et Lounar a déjà réalisé 7 kg de compote de pommes et 7 kg de confiture de châtaigne et des pâtes fraiches (farine de sarasin, épeautre et blé !) ! Mets délicieusement délicieux !


Le trou voit petit à petit le jour car nous avons commencé l'excavation pour la future serre enterrée de culture de spiruline.
Il s’agit d’une grande tranchée, dont les parois seront en pierres sèches, afin de profiter d’un soutènement, d’une masse thermique et d’une variation de température réduite grâce à la terre.
La toiture sera formée d’une charpente en traverses de chênes et de châtaigniers et la couverture en baies double vitrées de récupérations.



La construction se poursuit, ainsi que les préparations culinaires !
L’atelier est presque terminé et ressemble de plus en plus à un terrier de Hobbit, se fondant inéluctablement bien mieux au paysage.
Merci à Hervé pour la découverte du goudron de Norvège. Je prépare un article, que je déposerai sur le blog : www.bliss.koadarkelt.com
pour tous les intéressés. C’est en effet un produit très efficace pour le traitement naturel du bois, qui le rend imputrescible et étanche. Il est assez difficile de s’en procurer mais il n’a pas son égal.
Nous allons petit à petit recouvrir tout le bois extérieur de la ferme, c’est-à-dire, soumis aux intempéries.


11. Septembre 2018


De superbes rencontres, nous sommes très heureux de vous avoir fait passer quelques jurs parmi nous, de vous faire découvrir notre mode de vie et d’avoir pu partager ces moments. D’excellentes soirées musique, que dire de plus ? Revenez nous voir quand vous voulez !


Malgré les conditions encore roots de la ferme, l’atelier, servant pour l’instant plus de maisonnette fortement confortable pourrions-nous dire, étant donné que la souche de spiruline n’est pas encore arrivée, a été louée à des visiteurs souhaitant séjourner à la ferme.
Ils m’avaient contacté via le formulaire du site, peu de temps avant le chantier.
Nous avons fait la connaissance d’Amalia, Romain, Lionardo et Goliath !


10. Nos premiers visiteurs


La fin du séjour fut marquée par notre sortie à Brocéliande, permettant de nous retrouver dans un autre contexte et de savourer un moment de partage dans un lieu chargé qu’est cette forêt mythique. Ainsi, forts et fraternels furent ces moments, dans la parfaite continuité. Encore merci à tous !


Le séjour fut marqué par moultes rigolades, détentes et belles soirées. Vous avez empreint ce lieu d’une très belle énergie et nous vous en remercions !
Ce fut l’occasion également de célébrer AettirDagr, vous m’avez honoré en vous liant autour de moi. Vous m’avez porté d’une énergie intense, forte et chaleureuse, entourée des deux volvos et j’en suis fier, heureux et honoré. Merci à Bjorn pour ta capacité de cohésion, une nouvelle fois dévoilée, à nouveau : Thak Ulfar Syrskildir ! Merci à mes frères !


Merci à Mathias et Alex pour la porte du four, élément indispensable pour éviter de porter un masque à gaz !


Cet évènement a permis de préparer la future cave de l’atelier qui servira, au pressage, séchage et stockage de la spiruline sèche, ainsi que certaines denrées alimentaire préparées, encore un grand merci à tous.


Merci à Floki, qui a su m’accompagner dans ma besogne quotidienne de construction acharnée et ininterrompue. Merci mon frère, merci mes frères. Merci à Didier et à toi pour les outils !


Merci à Alexis pour sa prestation de photographe et son aide en amont, alias dépuration inévitable et belle galette ;)


Lounar tu nous as régalés, une semaine à faire de la bouffe de qualité, bio, pour 20 personnes, entièrement au feu de bois et sans électricité, c’est quelque chose. Une organisation sans faille. Merci les filles d’avoir participé activement aux préparations culinaires, à la vaisselle et tout ce que vous avez fait ! Et un merci spécial à Laura pour les gâteaux, qui je pense sait que la prochaine fois, pour les vikings faut en faire vingt fois plus !!


Un grand merci à TOUS pour cette aide et ces moments d’échanges et de partages. Un merci particulier à Zoltan, qui a su nous accompagner et prendre du temps pour chacun de nous, nous enseigner le tissage, nous transmettre des notions sur les plantes sauvages, les remèdes, la vie en pleine nature en général et nous faire voyager pendant ces instants musicaux transcendants. Thak Volvo.


Voilà le plus gros évènement qui a eu lieu à la ferme depuis le début de l’aventure : le chantier/vacances du mois d’août.
Chantier/vacances me direz-vous ?! Effectivement étant donné que tout un chacun avait posé ses congés estivaux pour passer une semaine à la ferme, pour la plupart en couple, il fut compliqué de restreindre ce séjour à un chantier de pure construction.
Tous les vikings furent présents, leurs femmes, ainsi que la famille, les amis, les jeunes, les moins jeunes bref une sacrée équipe !


9. Le chantier/vacances d’août 2018


Samedi 22 septembre 2018, alors que nous roulions en camion, avec Lounar, nous nous sommes arrêtés en bordure de route. Une jeune renarde avait été percutée. Magnifique créature malheureusement inerte et ensanglantée sur le bitume. Il nous était insupportable de la laisser ainsi au milieu de la voie sachant que son corps subirait encore le mépris et l’indifférence, jusqu’à se voir complètement réduite en charpie.
Chance d'avoir tout le matériel, nous l’avons transportée dans un sac en jute et enterrée un peu plus loin, espérant lui rendre le minimum de dignité qu’elle mérite. Nous l’avons baptisée Misha.
J’ai joué pour elle à mon retour à la ferme, afin de l’aider à trouver son chemin et lui redonner l’amour nécessaire que mes semblables n’ont pas daigné lui adresser lors de sa mort. Incontestables tocards doublés de lâcheté, notre espèce se voit réduite à de bien viles bassesses. Peu importe, désormais nous nous occuperons des morts laissés par les chauffards. C’en est assez de bougonner ou de pleurnicher quand on voit un cadavre. Pour tout en général et pas seulement rendre la dignité aux morts, il est temps de réagir et d’agir.


Simultanément, Ragnar a reçu son Rav Vast. Instrument extraordinaire. Je n’ai pas d’autre mot, il est accordé en Sol ou devrais-je dire « elle » puisque je l'ai nommée Draka et elle me permet d’exprimer ce qu’il y a en moi, en dansant sur elle avec le bout de mes doigts. Une symbiose est née malgré le fait que je n’ai pas les talents et la pratique d’un percussionniste. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que les massages sonores et les accompagnements que j’ai réalisés jusqu’ici ont été réussis.


Fin juillet, nous nous sommes rendus au rêve de l’aborigène, festival extraordinaire axé autour de la culture aborigène et du didgeridoo, sans alcool, hyper convivial, plein d’enfants qui courent partout, où simplicité, bienveillance, douceur, amour et paix sont les maitres mots.
Au fil de toutes les rencontres et discussions que nous avons pu avoir, est née une évidence : un monde meilleur est possible. Tous les participants rêvent de voir leur quotidien rempli de ces énergies salvatrices et de cette sérénité ambiante.
Mais quel rapport me direz-vous ?! Et bien tout simplement pour tous ceux qui captent la même vibe que nous et qui n’auraient pas connaissance de ce festival, nous vous conseillons fortement de vous y rendre, et parce que nous avons ramené avec nous un didgeridoo qui est un instrument génialissime et vient agrandir notre famille instrumentale ! Un grand merci à Manu pour l’initiation et à Fred pour ce didge !


L’atelier de spiruline, qui sert aussi d’habitation a vu le jour. Un grand merci à Svart pour son aide au montage de la structure en kit, lors de sa semaine à la ferme.
Le pant de toiture exposé Sud a été couvert de tuiles de récupération, tandis que le pant Nord a été couvert de tôles ondulées rachetées au voisin, merci Pierrot.


Le poulailler a été modifié, une séparation a été créée, ainsi qu’un petit poulailler, autrefois un pondoir. Nous pouvons isoler une ou plusieurs poules qui tomberaient malades et ainsi être mise en quarantaine et ne pas contaminer leurs congénères.
Le coq n’est plus une grosse poule et s’est magnifiquement développé, il est le réveil et l’alarme de la ferme !


Le module solaire de 150 W nous a permis d’être autonomes à trois cet été, nos besoins électriques étant assez faibles :
charge des téléphones, de l’enceinte, d’une tondeuse à cheveux, des chargeurs solaires et de l’ordinateur.
Il est composé d’un panneau solaire 150 W, d’un onduleur qui transforme le 12 V en 220 V, d’un boitier de sécurité avec disjoncteur, d’un régulateur qui indique le niveau de charge de la batterie et d’une batterie de 110 A.


Le potager a permis une première saison honorable pour le peu de temps disponible étant donné le planning chargé. Nous avons tout de même pu récolter et nous délecter de : radis, salades, aubergines, quelques tomates, pommes-de-terre, radis noir, courgettes, tomates cerises, concombres, piment d'Espelette, blettes, petits pois, poireaux.
Un grand merci à Anaël pour le don de graines et le plan pour la paille et le foin Bio !


Et oui, il s’en est passé des choses depuis tout ce temps….
Bref, comme dirait l’autre : mieux vaut tard que jamais !
Depuis ce temps, la totalité de la clairière a été défrichée : côté Ouest (potager) et côté Est (culture de spiruline). C’est beau, c’est grand et l’exposition est juste parfaite !
La cuisine commune a vu sa structure fortement améliorée et le four en terre est devenu le point central de confection des repas.

8. Depuis Avril 2018...


Bientôt nous recevrons notre hache-paille manuel, appelé hache-lande par ici, et notre petite installation solaire autonome. Cela nous permettra d’avoir un peu de jus, plus simplement qu’avec les petites batteries solaires. Nous entamerons également la construction d’une petite cave afin de garder nos aliments au frais de la terre, comme les anciens car l'été approche. La seconde partie de la clairière est défrichée et lorsque le désouchage sera terminé, nous pourrons entamer la construction de la serre enterrée et la citerne d’alimentation des bassins en eau de pluie pour la spiruline !


Grâce à notre forgeron international Hervé Le Gal, de Saint-Aubin, nous bénéficions d’outils spectaculairement solides et efficaces pour le travail de notre sol, s’il vous plaît poussez-vous d’devant : la Galibêche ! Utilisateur de cet outil, comme la grelinette à Monsieur Grelin, nous voilà donc aujourd’hui Galibêcheurs ! Encore merci à toi pour ton travail exemplaire, ta gentillesse, ta confiance et ton hospitalité, à très bientôt l’ami pour d’autres bons moments ! Merci pour le croc réalisé en 20 mn un dimanche ! Fallait le faire !


Six poulettes ont rejoint la ferme grâce à Ulfir, merci à toi. Et un poulailler est donc né afin de les accueillir. Des bons œufs frais ça fait la différence ! Des poules nourries au mélange de céréales bio, aux restes et aux déchets de cuisine. Tout de suite six animaux de plus et l’espace prend un nouveau souffle de vie ! Nous avons donc fait une petite clôture encadrant la clairière en barrière végétales pour ces poules. Mais ces dernières ne s’éloignent guère et sont particulièrement dociles. Ça saute sur les genoux, le dos du chien, ça piquète pour avoir de l’attention et des caresses. Des poules croisées canins !


La douche est également en fonction depuis quelques temps sous le barnum « salle de bain », une augmentation de confort remarquable grâce au bac en céramique récupéré, une structure en palette, un rideau et bien-sûr, la douche solaire accrochée que nous remplissons d’eau chaude.


Nous avons acheté, dans une vielle ferme héritée qui se vide, deux superbes lessiveuses en galvanisé qui nous permettent de faire la lessive ou chauffer un bon volume d’eau en une fois, ultra utile !


Ce sera également le temps des retrouvailles après une décennie sans se voir, j’ai retrouvé Morgan, mon frère de cœur avec un immense plaisir. Il a donc passé une semaine avec nous. On a dessouché la clairière des souches d’ajoncs et de jeunets, déroncé, continué de défricher et entrepris le démarrage du potager. Hâte de te revoir, déjà de super souvenirs de nos mésaventures ! Merci à toi pour la customisation du camp, notamment la magnifique réalisation de mon logo sur le rideau des toilettes sèches. La griffe de l’artiste qui est en toi ! Et ces fabuleuses citations de Pierre Rabhi qui jonchent le camp. Thank’s bro.


La récupération de l’eau pluviale du toit de la cabane, dans une baignoire enterrée, est maintenant fonctionnelle. On puise grâce à une pompe à main et un évier, installés dans cette dernière. Avancée majeure pour la gestion de l’eau, elle est utilisée telle quelle pour la vaisselle et même parfois pour la douche. Par contre elle est bien-sûr filtrée par le système éprouvé mondialement : Berkey. Il s’agit de fontaine par gravitation par laquelle l’eau passe d’une cuve en inox supérieure à travers des filtres à charbon actif et céramique, afin de remplir une seconde cuve en inox inférieure. Dans notre cas il s’agit d’une cuve de 23 L, le plus gros modèle. Cela permet notre autonomie en eau à deux très largement, car nous avons une réserve d’eau de 150 L avec la baignoire. Il me tarde de construire une vraie citerne.


Le mois d’avril marquera un évènement important puisque la ferme est officiellement née sous le nom de « Koad Ar Kelt » qui signifie « bois » ou « forêt des celtes » ou « celtique ». En référence au lieu, à nos origines et un désir d’intégration, même si le nom originel « Les Terres d’Amaru’Ka » reste dans mon cœur, car il fait partie de la vie de la ferme.


Un grand merci à toi pour tout ce que tu fais et continue à faire. Grâce à toi, j’en apprends sur la mécanique, secteur inconnu à mon bataillon. Le camion va s’en sortir, petit à petit on change les petites pièces, c’est ça qui est bon sur les vieux modèles : les moteurs sont robustes et on peut tout faire soi-même. Autonomie égale indépendance.
Un grand merci ègalement à Marie et Raymond pour leur visite, bien trop courte, on a quand même eu le temps de passer un bon moment et de bien se marrer !


Ulfir, qui vit en ville Morbihannaise, non loin du camp, vient quasiment quotidiennement offrir son aide à la ferme. Encore du matériel et une paire de bras redoutables pour nous soutenir et abattre du boulot.


Un grand merci à Mathieu, notre voisin apiculteur de Saint-Jean Brévelay, l’abeille de Lanvau, qui, outre son excellent miel, m’a apporté de la cire et de la mèche pour confectionner mes propres bougies 100% cire d’abeille. Autant dire de superbe qualité ! Bien mieux que les bougies en paraffine ou la lanterne à huile militaire, malgré son efficacité redoutable en plus d’être économique, qui nous éclairaient jusque là. La saison est un peu étrange avec les écarts de températures et cela a un impact sur la nature mais on le voit de plus en plus souvent au rucher, la saison a démarré c’est bon signe.


Cette période n’a pas été en reste au niveau de l’avancement et des coups de mains. En effet, aucun chantier n’a été organisé, le camion frôle la panne mais le bonheur est là et le printemps est arrivé.


7. La suite, fin Mars / Avril 2018


Je noterai deux soirée mémorables, bourrées d’anecdotes rocambolesques ! Fort bien ! Sont-ce des vikings ou des magiciens ?! Le mot de la fin : C’EST BIEN !!


Nous profiterons également d’une ballade régénérante à travers les bois, le dernier jour, avant de nous quitter une nouvelle fois. On aime se retrouver dans la forêt, Ulfir se sent comme un coq en pâte à vagabonder par-ci par-là, un autre homme des bois ! Encore une expérience géniale de plus, qui crée du lien, ou le renforce et où la bonne ambiance règne. Encore merci tout le monde pour votre aide et tout ce que vous avez ramené.


Pour ce chantier c’est principalement la seconde partie de la clairière qui fera l’objet du travail de débroussaillage. La table extérieure de ce que nous nommerons le « skaly », appartenant originellement à l'histoire scandinave, pour son aspect convivial, verra même le jour avant la fin du chantier. Nous en profiterons pour les repas et soirées conviviales ! Bjorn nous érigera un bûcher, car à ce niveau, ce n’est plus un feu de camp mais un bûcher, notre maître du feu se montrera sans faille en gérant parfaitement et sans prise de risque son œuvre.


C’est la rencontre de Floki et Ulfir qui viennent en renfort. Et Mag à nouveau un passage éclair. Mais bien utile pour la popote, car aucun viking ne semble s’intéresser à la tâche et afin que nous ne mourrions pas de faim… C’est madame qui prend en charge. Deuxième grand merci pour les bijoux magnifiques que tu nous as réalisés.


Mi-mars, c’est alors le 3ème chantier qui débute. Le camp est un peu plus viable. Tif, la belle-sœur de Bjorn m’a fait la super surprise de me ramener mon frère, après avoir éludé un plan. Ce dernier ayant prétexté une impossibilité de déplacement pour un anniversaire de neveu. Mais c’est bien-sûr… Le jeune bougre que je suis ayant senti l’entourloupe se cantonne au camp. La jeune femme aussi débrouillarde et talentueuse soit-elle, certes, eue trouvé le lieu-dit sans indications, ni panneaux, ni GPS. La tentative de demander la route par téléphone, une fois quasi arrivée pour noyer le poisson sera vaine. Je l’ai senti, il y a baleine sous roche… Bref une super surprise, encore du matos, alors encore merci à tous les deux !


6. Troisième chantier participatif week-end du 16 mars 2018


Plusieurs semaines se passent et nous poursuivons les travaux à trois : l’ancien, Lounar et moi. Les constructions et les plans de récupérations sont notre quotidien. Je réalise l’enduit terre de la cabane (qui a changé toute l’isolation thermique il faut le préciser), l’avancée du toit et nous bâtissons le plancher de la future salle de bain sous un barnum, quelques meubles pour les éviers, l’aménagement de la cabane, l’atelier sous le second barnum, bref… On continue joyeusement !


Le dernier jour, je suis contacté par Mag, Haïa Loba Mia de son appelation artisitique, créatrice de somptueux bijoux en macramé sur l’île d’Yeu. Nous avions pris contact plusieurs mois auparavant par mail via mon projet. Elle me téléphone, donc, pour m’interroger quant à ma disponibilité, passant dans le coin. Fort bien ! Je m’en vais prestement quérir la jeune demoiselle poirotant devant le misérable Carrefour de Vannes. Coup de foudre instantanément instantané pour cette âme. Une tendresse, une douceur et un rayonnement rare et… rayonnant, ça fait des répèts mais y’a pas d’autre mot. Elle restera pour la nuit, au camp des vikings. Y a des haches partout mais y a des elfes et ben elles ont pas peur ! Je précise également que nous nous somme délectés d’une tarte aux légumes absolument délicieuse, préparée par ses soins, thank you so, so, so much.


Les toilettes sèches verront également le jour, structure non-négligeable de la vie en groupe !

Et puis la fin du chantier s’amène comme la fin de toute chose. Encore une fois le cœur est serré les empoignades et les embrassades s’ensuivent. Nous reviendrons qu’ils disent, nous reviendrons ! Et comme l’habitude se créée indubitablement, c’est avec le plus grand plaisir que vous serez à nouveau les bienvenus !


Les vikings font des réserves de bois car on en a bien besoin ! Nous profitons de plus belles journées mais nous sommes encore au cœur de l’hiver et on le sent ! Merci Gaël et Ju pour m’aider à réaliser ma première isolation en carton à l’intérieur de la cabane. Content que vous soyez tous là. La bonne ambiance m’aide à reprendre des forces. Petit apéro, on rigole bien et tout va bien. Grâce à Christ, Gaël et Ju, un accès pavé devant la cabane et on ne risque plus de se vautrer misérablement dans la boue ! Good job ! Christ profitera de quelques jours de plus avec nous, j’en profite pour souligner une courte danse remarquable qui me laissera un souvenir impérissable ! Merci mon Christ !


Mi-février Gaël, Julie, Christ et Lounar nous ont rejoint pour une nouvelle session de chantier afin d’avancer le camp. Nous recevrons également Joeffrey durant une après-midi. Des pierres, des pierres ! Pour terminer la tranchée de pierres autour de la cabane et paver les accès. Ça s’organise, ça s’organise ! ça prend forme, ça prend vie ! Du bois, du bois, du bois ! Il nous faut du bois, précieuse ressource de l'hiver !


5. Second chantier participatif février 2018


A l’issue du premier chantier déroulé sur un week-end, Bjorn reste une semaine supplémentaire pour continuer de donner la main, un précieux coup de pouce pour tout ce qu’on a trimballé ! Vers la moitié du mois de janvier, j’entame la construction de la cabane qui servira de cuisine et dans laquelle je terminerai les longues nuits d’hiver. Ce sera mon « gros morceau du départ » réalisé assez rapidement, seul et sans électricité avec pour compagnons : ma scie à cadre, mes pointes, mon marteau et un tournevis et quelques vis.


Première fin de chantier collaboratif sans faille. Les cœurs sont gros, serrés mais vaillants ! Empoignades et étreintes amicales clôturent ce premier camp. Les vikings sont là dans la boue, sous la pluie, pataugent, partagent, aident et se marrent mais jamais ne se plaignent, c’est ça l’esprit des vikings.


Nous aurons même la visite des maires que nous convions au camp. Celui de la commune sur laquelle se trouve les terres et celui de la commune mitoyenne. En effet, les véhicules immatriculés des quatre coins de la France ont alerté la population. « Une rave party dans le bois, des ZADistes !.. » Non, non ne vous inquiétez pas c’est un chantier participatif, nous bâtissons une ferme déclarée, je suis affilié à la MSA, l'entreprise s'appelle Koad Ar Kelt ! Mon entrevue avec Monsieur le maire quelques jours ou semaines plus tôt, adouciera cette entrevue rassurante dans la bonne humeur.


De très bonnes soirées. Des contes nordiques. Un grand merci à Bjorn et Gaël, qui auront su entretenir la chaleur pour le bien de la tribu et à Svart et Bjorn pour le matin, pendant que nous étions momifiés. Ça nous fait rigoler, ça nous réchauffe, on a du sang nordique ! Dédicace à Gaël pour sa prestation quotidienne en t-shirt et j’ajouterai même, son arrivée en short et il lui faudra un déluge de pluie pour qu'il vêtisse un sweat, mesdames et messieurs..


Bluebell, notre chienne, souffre tellement du froid, qu’une nuit, alors qu’elle est blottie sous mon duvet, grelottante, je l’attrape et la plonge au fond de mon sac, où elle va alors prendre suffisamment de place pour m’empêcher de terminer de dormir. Elle passera cependant, à partir de ce moment-là une excellente nuit. Que voulez-vous, c’est un amour de chien, que je ne pouvais laisser mourir de froid ! D’ailleurs je crois que depuis ce jour, son capital amour à mon égard s’est indéniablement décuplé !

Frederic, qui m’a contacté par mail, passe une après-midi avec nous pour nous aider, ravi de découvrir le lieu et la bonne ambiance. Oleg également sera de passage parmi nous durant quelques heures.


Le 5 janvier, l’équipe des vikings composée de Bjorn, Svart, Gaël, Karl, l’ancien et moi sommes réunis pour le démarrage des hostilités. Les coffres sont remplis d’outils et de matériel pour le camp. Des dons reçus avec enthousiasme ! Le bois mouillé et la pluie ne viennent pas à bout de la motivation et de l’ambiance générale. La joyeuse bande organise le camp, charrie du matériel, fait des réserves de bois, part en mission pour l’eau et créé des liens. Nous montons des tentes, deux barnums, réalisons de petits terrassements, désenlisons le camion prit dans la boue des sentiers non carrossables, récupérons du matériel… On vit tous ensemble ! Nous dormons sous l’un des barnums serrés comme des sardines dans nos sacs pour ne pas avoir trop froid. Nous passons des nuits plus drôles que reposantes, au rythme des deux ronfleurs internationaux qui nous encerclent ! Merci Gaël, merci Svart, merci les mecs !


Les chantiers sont réalisés à la main. Nous n’utilisons pas d’outils thermiques ou électriques. Le débroussaillage se fait à la main c’est-à-dire à la hache, hachette, machette, scie, sécateur… Cela pour plusieurs raisons : nous souhaitons ne pas déranger outre mesure la faune environnante par un bruit excessif, ne pas utiliser d’outils polluants et réaliser le travail à l’ancienne comme nos ancêtres. Il est évident que nous ne sommes pas obtus et si l’inéluctabilité se présente nous nous adapterons, mais voilà notre leitmotiv.


4. Premier chantier participatif week-end du 5 janvier 2018


Vers six heures, le vent nous surprend et nous réveille brutalement, nous ne le savons pas encore mais nous subissons la plus grande tempête de l’hiver. Le vent bourdonne à travers les arbres, la bâche au-dessus de la tente remue dans tous les sens, nous sommes scotchés dans nos sacs de couchages dans de grands éclats de rire. On ne donne pas cher de notre campement. Après quelques heures, l'abri de fortune reste vaillant à notre grand étonnement ! Le vent se calme et nous décidons de sortir, finalement tout à tenu bon, comment cela se fait-il ? Un bruit d’enfer, des secousses à faire s’envoler un éléphant ! Simple. Nous sommes aux pieds de jeunes chênes, au milieu d’une clairière de lande, elle-même cerclée de couvert forestier. Le vent est dispersé par les arbres, nous sommes protégés, au milieu du bois. Il y a, certes, énormément de bruit mais c'est plutôt à l'extérieur de la forêt qu'il peut y avoir des dégâts. Les lisières sont le plus touchées, plusieurs arbres sont tombés, sur les routes c’est surtout du petit bois. Nous avons survécu à la tempête et cela marque le point de départ de mon installation, ce premier janvier 2018.

J’ai passé deux nuits, seul dans le bois durant les premiers jours, sans pression, je me sens bien ici. Les rapaces nocturnes intrigués sont même venus jusqu’à ma tente me réveiller en plein milieu de la nuit.


La détermination finit par payer ! On boit un coup, on refait le monde, la petite vadrouille nocturne dans les bois l’a conquis, cette forêt est géniale. Le sommeil finit par avoir raison de nous, on prend place, un peu en pente malgré tout mais ce n’est pas suffisant pour nous empêcher de dormir. J’ai déjà dormi dehors, mais c’est la première fois que je dors dans les bois.


Epuisés du déménagement, seul Christ et moi sommes décidés à passer la nuit dans les bois. Il fait déjà nuit, on a une vieille tente de l’armée, une bâche, des sacs en jute et quelques planches pour faire un pseudo plancher. On s’marre bien à monter tout ça, à la frontale. Nous sommes entourés de bois humide ou mouillé et je pense qu’après une ou deux bonnes heures de pérégrinations, nous arrivons enfin à nous poser !


Quinze heures de routes d’une traite, juste une pause pour faire le plein d’essence, oui oui, nous nous arrêterons bien toutes les deux heures mais nous sommes tellement pressés d’arriver, on va rouler. On dort quelques heures dans les véhicules et on termine la traversée par les petites routes, plus d’une vingtaine d’heures au total. Nous sommes ravis d’arriver en terres bretonnes !

Deux jours à squatter un appartement vide, on attend l’ancienne et les amis qui arrivent pour le 31.


C’est entre noël et le jour de l’an que mon père et moi entamons notre traversée française. 1 200 kms pour quitter mon passage dans le sud, dans un petit village fort agréable de la montagne, entouré de nature.

L’ancien part avec le fourgon vite fait retapé et remplit ras la gueule de matériel de récup nécessaire pour passer l’hiver : cuisinière à bois, dame jeanne, sacs en toile de jute, planches et chevrons…

Moi j’ai le luxe de la petite panda, elle aussi ras la gueule, pas grave on a des rétros et l’aventure commence !


3. Le grand départ les derniers jours de Décembre 2017


Infiniment merci. Preuve que la solidarité humaine existe toujours et que l’individualisme ne nous a pas tous fait sombrer dans les bas-fonds. La surprise est de taille puisque Michel bouclera mon financement le jour de mon 24ème anniversaire fin novembre. Une synchronicité sans faille.


Page Ulule du projet Amaru'Ka

J’arrive rapidement à mes limites, je ne suis pas réellement présent sur les réseaux sociaux, je ne sais pas démarcher et je n’ai pas de réseaux à proprement parler. Indubitablement, les jours passent et le rêve s’éloigne. Le travail est là, propre mais l'information circule peu. Pourtant chaque personne qui consulte, félicite mon projet, c’est déjà une bonne chose.

Mi-novembre, au fil des nouvelles que je donne à ceux qui me soutiennent, l’évidence s’impose c’est un échec…

Se produit alors l’impensable !

Michel, le père de mon ami Loris, me contacte suite à mon dernier message faisant état des lieux et sauve ma campagne en bout de course. Non, sauve mon projet. Il est mon sauveur, mon bienfaiteur, mon mécène. Les Roman vous m’avez permis d’entreprendre mon rêve et c’est grâce à vous que j’en suis là. Je ne l’oublie pas. L’un vole d’un continent à l’autre tandis que l’autre est en mission humanitaire et oui, chez les Roman, on envoie du lourd !


Le second point de bascule : c'est le financement participatif ou crowdfunding, que je lance. La plus ancienne forme de levée de fonds : l’appel au peuple, avec un impact décuplé via internet. J’ai ardemment préparé ma campagne pendant de longs mois. J’ai bien compris que j’avais besoin de fonds pour entreprendre et pas question, ni de possibilité de contracter un prêt bancaire. Découvert par hasard, la plateforme « Ulule » en cherchant des possibilités de financement, je décide de me jeter à l’eau. Travail technique, de communication, codage de site web, infographie 2D et 3D, Vidéos, bref tout est mis en place durant de longs mois avec pleins d'apprentissages sur le tas.


Oasis Amaruka

2. Le crowdfunding Septembre/ Octobre/ Novembre 2017


Finalement c’est deux semaines, la durée des congés de Raymond et Marie, que je passe avec eux en Bretagne ! Ils se font un plaisir de me faire découvrir les alentours et rencontrer ceux qu’ils connaissent. Les bretons sont réceptifs et accueillants et se sentir bien avec la population c’est important. Encore un bon point. Je participe comme je peux, on s’entend super bien tous les trois, on rigole bien et l’amitié se créée.
Vient l’inéluctable chemin du retour. Pourtant je suis déjà parti, les préparatifs démarrent sur les chapeaux de roue, je suis à mille à l’heure, l’énergie monte et s’empare de moi, il est temps !


Une énergie forte se dégage de cet endroit mystérieux et je sais que c’est ici qu’il faut que je m’installe, je n’aurais jamais imaginé trouver un lieu aussi « adapté » et magique.


Raymond et Marie m’hébergent dans leur demeure bretonne, je suis parti deux, trois jours, il me reste tellement de choses à faire sur le projet, le crowdfunding démarre bientôt…

La découverte du lieu est un coup de foudre. Instantanément, je sens ce qui se dégage de la forêt. Elle est peu à peu redevenue sauvage. Verdoyante et magnifique, un petit peu de dénivelé, principalement exposée plein sud, des arbres majestueux, des essences différentes beaucoup de vie, des pierres et de l’humus, la rivière s’écoulant en pied : la perfection pour mon petit moi...


Début septembre, c’est la découverte de la Bretagne, un coin de la France où je n’ai encore jamais mis les pieds. Je tombe sous le charme. On croirait un pays à part. C’est un pays à part. Le style architectural de pierres et d’ardoises me fait penser à l’ile Britannique. La musique celtique passe à la radio, les panneaux d’indications sont en français et en breton, une langue celtique encore vivante ! Je sens une terre christianisée mais restée profondément celtique, une terre de lutte, je me sens bien ici. Les bretons aiment leur nature, il la protège et cela me plaît.


Tout commence concrètement, durant l’été 2017. Alors commerçant ambulant sur les marchés de la côte d’Azur, Raymond et Marie, me contactent pour la première fois, via la Fabrique des Colibris. Solidement bâti, mon projet a été accepté et rendu publique via la plateforme d’entraide naissante. Nous échangeons d’abord des mails et le courant passe très vite. Ils possèdent 23 Ha de forêt dans le Morbihan et ce lieu parait tout à fait adapté à l’installation de ma ferme.


La fabrique des colibris

1. Juin/ Juillet 2017